Là où le futur s’écrit dans le sable
Alors que les projecteurs internationaux se braquent habituellement sur les mégapoles ou les littoraux, une révolution silencieuse s’opère dans les étendues infinies du Sahara. Du 15 au 16 avril 2026, Dakhla deviendra l’épicentre d’un débat planétaire : la 7ᵉ édition du Congrès International sur l’Économie du Désert (CIED) y rassemblera scientifiques, investisseurs et acteurs de la société civile pour transformer les déserts — longtemps perçus comme des contraintes — en levier de solutions globales.
Un congrès né d’une conviction : le désert, terre d’opportunités
Fondé en 2018 par le Pr Elouali Aailal et porté par l’ENCG de Dakhla, le CIED est bien plus qu’un simple rendez-vous académique. C’est le seul congrès au monde entièrement dédié à l’économie, la gestion et le développement durable des zones arides, avec une attention particulière pour le Sahara africain. Son ambition ? Penser global, agir local — et prouver que ces territoires, souvent relégués au rang de marges, sont en réalité des réservoirs de résilience, d’innovation et de croissance.
Avec plus de 9,2 millions de km² — soit 30 % de la superficie de l’Afrique — le Grand Sahara subtropical est un géant endormi. Traversant 11 pays (du Maroc à l’Égypte, en passant par le Mali et le Tchad), il incarne à la fois un défi et une promesse : celle d’un développement inclusif, durable et audacieux.
2026 : L’année de la justice territoriale
Le thème de cette édition, « Justice Territoriale et Développement dans les Régions Isolées », sonne comme un manifeste. Il s’agit de briser les idées reçues : les déserts ne sont pas des espaces vides, mais des écosystèmes stratégiques, où se jouent des enjeux écologiques, économiques et géopolitiques majeurs.
- Écologie : Des solutions pour lutter contre la désertification et le changement climatique.
- Économie : L’émergence de filières locales (énergies renouvelables, agroécologie, tourisme durable).
- Culture : La préservation d’un patrimoine immatériel unique, des savoir-faire ancestraux aux innovations contemporaines.
Le Prix Théodore Monod : récompenser l’audace
Pour encourager cette dynamique, l’association Desert Action lancera lors du congrès le Prix Théodore Monod du Désert. Ce prix, hommage au célèbre naturaliste humaniste, distinguera les travaux scientifiques et initiatives citoyennes les plus innovantes en faveur des territoires arides. Objectif : inspirer une nouvelle génération de chercheurs et d’entrepreneurs engagés.
Pourquoi Dakhla ? Pourquoi maintenant ?
En avril 2026, tous les regards se tourneront vers cette ville du sud marocain, symbole d’un Sahara en mouvement. Le message est clair :
« Il n’y aura ni transition écologique mondiale, ni développement durable en Afrique, sans une feuille de route ambitieuse pour les déserts. »
Le CIED n’est pas un congrès de plus. C’est un appel à repenser notre rapport aux territoires « oubliés » — et à en faire des acteurs clés de demain.
Infos Pratiques
- Dates : 15-16 avril 2026
- Lieu : ENCG Dakhla, Maroc
- Site officiel : saharafrica.sciencesconf.org
- Thème 2026 : « Justice Territoriale et Développement dans les Régions Isolées »
- Archives :
Et après ?
Le CIED 2026 ne sera pas une fin, mais un début. Celui d’une reconnaissance internationale des déserts comme acteurs centraux de la transition écologique et du développement inclusif. Restez connectés — l’avenir s’écrit aussi dans le sable.
« Le désert n’est pas un vide. C’est un espace de possibles. » — Pr Elouali Aailal, fondateur du CIED