Dans la nuit du 3 janvier 2026, des explosions et des survols d’hélicoptères ont réveillé Caracas. Quelques heures plus tard, le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse étaient capturés par les forces spéciales américaines, puis transférés vers le navire USS Iwo Jima. Cette opération, présentée par Washington comme une “arrestation” et non une guerre, fait suite à un acte d’accusation fédéral pour narco-terrorisme et trafic de cocaïne visant l’entourage du pouvoir chaviste. Retour sur une affaire judiciaire et géopolitique hors norme.
L’acte d’accusation : un dossier accablant
Un document judiciaire scellé de la cour fédérale de New York (S4 11 Cr. 205) accuse six personnes, dont Maduro, sa femme Cilia Flores, son fils “Nicolasito”, et des hauts responsables militaires et politiques. Ils sont soupçonnés d’avoir, depuis 1999, transformé l’État vénézuélien en rouage d’un trafic de cocaïne à grande échelle, en collaboration avec des cartels mexicains, la FARC, l’ELN et le gang Tren de Aragua.
Le système, surnommé le “Cartel des Soleils”, aurait permis le transit de 200 à 250 tonnes de cocaïne par an via le Venezuela, avec la protection d’officiels corrompus, l’utilisation de passeports diplomatiques et d’avions officiels.
L’opération “coup de poing” de Washington
Selon des sources proches de CNN, Maduro et son épouse ont été interpellés dans leur chambre, endormis, par le Delta Force. Ils ont été hélitreuillés vers l’USS Iwo Jima, avant un transfert vers New York pour y être jugés. Donald Trump a lui-même diffusé une photo du président déchu à bord du navire, affirmant avoir suivi l’opération “comme à la télévision”.